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4 aliments meurtriers♦ LES QUATRE ALIMENTS DEVITALISANTS, ETIO-MORBIDO-PATHOGENES.

Le Docteur P. Carton, qui fut un grand hygiéniste et un des pionniers de la diététique, attirait l’attention de tous sur les méfaits de trois aliments dévitalisés que sont le sel blanc (lavé), le sucre blanc (raffiné) et le pain blanc (bluté). Il affirmait, avec juste raison, que ces trois aliments, déminéralisés, dévitalisés et dédiastasés, étaient responsables de notre déchéance digestive et de l’arthritisation de notre race.

1° Le sel blanc, privé non seulement de son magnésium mais aussi de ses autres oligo-éléments, n’apporte pas à l’organisme tous les minéraux de la mer.

Le sel gris, moins pauvre, reste — malgré tout — très incomplet. Le meilleur des « sels » de table est — sans conteste — l’eau de mer concentrée, du type « sérum marin », riche des quatre-vingt-quatorze éléments minéraux connus, y compris l’or. Mais la pollution des océans par tous les déchets industriels fait qu’il est difficile d’obtenir un sel de mer liquide, naturel, non toxique.

2° Le sucre blanc, tiré de la canne à sucre ou d’une autre plante sucrière, est, par des actions successives d’épuration mécanique et chimique, complètement dépourvu de vitamines et de sels minéraux. II présente, même,d’après certains auteurs, des traces de produits toxiques ayant servi à son raffinage.

Ce sucre blanc (et même roux), classique, est toujours un saccharose, qui surmène et épuise les appareils hépato-pancréatique et digestif. Mal stocké, mal transformé et mal brûlé, il prédispose aux maladies de déminéralisation et d’irritation des muqueuses et des glandes. L’alcoolisme par le sucre, l’éthylisme des bébés ou des vieilles personnes ne buvant pas une goutte d’alcool, mais faisant des excès de sucre ou de sucreries, est un fait bien analysé par le Docteur S. Gay.

Le meilleur des « sucres » est — sans conteste — le lévulose et le miel, lequel contient 50 % de ce sucre lévulosé, directement assimilable et utilisable par les muscles, produisant peu de déchets.

A ce sujet, voici ce qu’écrit le biologiste P.-V. Marchesseau :

« Les sucres blancs et roux, classiques, sont des sucres « déminéralisés », « dévitaminés », « dédiastasés », en un mot dévitalisés. Ils sont difficilement transformables en sucres organiques, se stockent très mal dans le foie et sont brûlés incomplètement dans les muscles (diabète). Par ailleurs, ces sucres favorisent l’éthylisme caché des gourmands, des vieilles femmes au foie sclérosé d’alcoolique. Les bébés, même, en sont victimes. Le meilleur des sucres pour la santé n’est pas le saccharose raffiné (sucre blanc), ni le sucre roux classique, qui reste un saccharose, mais les lévuloses, les sucres doux des fruits bien mûrs…, que les fourmis reconnaissent et qui coulent des pommes cuites au four sans ajout de sucre. Les lévuloses sont assimilables, éclatent dans le muscle, sans produire de déchets excessifs, et… favorisent la guérison des diabétiques parce qu’ils n’épuisent pas leur foie. Le miel naturel (non chauffé) contient du lévulose.»

3° Quant au pain blanc, bluté à mort (ainsi que toutes les farines), il est responsable de l’hémogliase, ou viscosité du sang, qui favorise la plupart des maladies du cœur, des veines et des artères, en particulier l’infarctus du myocarde qui tue plus que le cancer et est devenu l’ennemie numéro un de l’homme civilisé, sur-alimenté, sous-nourri, sur-asphyxié et sur-sédentarisé.

Carton n’avait pas tort, et nous avons repris son qualificatif de « meurtrier » à propos de ces trois aliments dénaturés.

Cependant, il existe un quatrième aliment, tout aussi dangereux, et peut-être plus encore, nous voulons parler des graisses animales raffinées ou non et principalement des graisses cuites. Les graisses animales sont de digestion difficile, elles accroissent la viscosité sanguine et surmènent le foie (et le pancréas), en laissant des résidus dangereux comme le cholestérol usé venant des tissus via le foie pour y être détoxiqué. La vésicule biliaire en souffre beaucoup, surtout lorsque les glandes à mucine du duodénum sont dépotentialisées par suite de stress d’origine psychologique s’exprimant sur la base d’une alimentation habituellement anti-spécifique et dénaturée et d’un mode existentiel habituellement anti-biologique (tout aussi stressants).

Quant aux graisses cuites d’origine animale et d’origine végétale, elles sont toutes cancériniques. Elles libèrent, au cours de la surcuisson, par décomposition de la molécule grasse, des corps trans, des goudrons et des acroléines cancériniques par excellence (expériences faites sur des souris).

Les corps gras trans, et ceux de type margarine (partiellement ou totalement hydrogénés), quant à eux, sont encore plus athéro-sclérogènes que les corps gras saturés crus comme le beurre cru, par exemple.

La friture à l’huile ou au beurre ou, encore, à la graisse de cochon est à éliminer sans la moindre hésitation. Tout corps gras doit, toujours, être ingéré à l’état naturel, c’est-à-dire cru.

En éliminant ces quatre « aliments meurtriers » de son alimentation courante ou en réduisant de 50 à 80 % leur consommation habituelle, chacun peut espérer vivre en meilleure santé et durant de plus longues années.

Par le Professeur Grégoire JAUVAIS, M. D., Sc. D., Ph. D.[1]



[1] Voir sur ulbab.com les formations en Naturopathie dispensées par le Professeur G. JAUVAIS.

Et pour en savoir plus sur les propriétés physio-biologiques et les indications physio-thérapeutiques (et physio-esthétiques) des divers aliments humains, lire son Petit Dictionnaire des Aliments et des Nutriments Remèdes. Ou bien, encore, 100 % Anti-Régime. Editions Fortuna – Belgique.